Nutrition & pathologies

Contrairement aux jus de fruits, certains fruits entiers seraient associés à un risque plus faible de diabète de type 2


Une étude américaine a montré que consommer certains fruits 3 fois par semaine était lié à un risque plus faible de diabète de type 2 tandis que le jus de fruits avait un effet inverse.

Manger davantage de fruits a toujours été recommandé en prévention primaire de certaines maladies chroniques, telles que le diabète de type 2. Mais il semblerait que la diversité des fruits consommés, plus que la quantité, soit liée à un risque plus faible de développer cette maladie. Une équipe de chercheurs américains a ainsi étudié les associations existant entre la consommation individuelle de certains fruits, de jus de fruits et le risque de diabète de type 2 dans trois cohortes américaines (Nurses’ Health Study I et II, Health Professionnals Follow-up Study).

La consommation de fruits (raisins ; pêches ou abricots ; prunes ; bananes ; melons ; pommes ou poires ; oranges ; pamplemousses ; fraises ; myrtilles) et de jus de fruits des participants suivis entre 1984 et 2008 a été évaluée et suivie à l’aide de questionnaires envoyés tous les 4 ans.

Les résultats montrent que :

  • Durant 3 464 641personnes-années de suivi, 12 198 ont développé un diabète de type 2 ;
  • Une consommation globale de fruits 3 fois par semaine est faiblement liée à un risque moins élevé de diabète de type 2 : HR 0,98 ; IC95 % [0,96 – 0,99] ;
  • Après ajustement pour les facteurs de risque personnels, liés à l’hygiène de vie et au régime alimentaire, pour une consommation 3 fois par semaine :

- HR 0,74 ; IC95 % [0,66 – 0,83] pour les myrtilles (p < 0,001)

- HR 0,88 ; IC95 % [0,83 – 0,93] pour le raisin (p < 0,001)

- HR 0,93 ; IC95 % [0,90 – 0,96] pour les pommes et poires (p < 0,001)

- HR 0,95 ; IC95 % [0,91 – 0,99] pour le pamplemousse (p = 0,02)

- HR 1,10 ; IC95 % [1,02 – 1,18] pour le melon (p = 0,01)

- La consommation des autres fruits n’était pas significativement liée au risque de diabète ou présentait des résultats hétérogènes dans les différentes cohortes (pour les bananes et les fraises) ;

  • La relation entre la consommation individuelle d’un fruit et le risque de diabète de type 2 n’est liée ni à l’index ni à la charge glycémique du fruit ;
  • Remplacer la consommation de jus de fruits 3 fois par semaine par des fruits réduit le risque de diabète de type 2 pour tous les fruits, à l’exception du melon et des fraises.

 

Ce qu’il faut retenir

L’association entre consommation et risque de diabète de type 2 varie selon le fruit, indépendamment de son index et de sa charge glycémiques. Certains fruits, en particulier les myrtilles, le raisin, les pommes et les poires sont significativement associés à un risque plus faible. À l’inverse, les jus de fruits sont associés à un risque plus élevé de diabète de type 2.

 

Muraki I et al. Fruit consumption and risk of type 2 diabetes: results from three prospective longitudinal cohort studies. BMJ 2013 ; 347 : f5001

 

Date de publication : 14/11/2013