Autour du poids

Qu'est-ce que l'Indice de Masse Corporelle (IMC) ?

L'Indice de Masse Corporelle (IMC) est un outil permettant de détecter un excès de poids. Il est calculé par la formule P/T2 : le poids de la personne (en kilos) divisé par sa taille élevée au carré (en mètre). La valeur de l'IMC permet de définir la corpulence :

  • maigreur pour un IMC < 18,5
  • corpulence normale de 18,5 à 24,9
  • surpoids de 25 à 29,9
  • obésité modérée de 30 à 34,9
  • obésité sévère de 35 à 39,9
  • obésité morbide pour 40 et plus.

L'IMC doit être utilisé pour mesurer l’excès de poids mais doit être interprété avec précaution car ce n’est pas une mesure directe de l’adiposité. De plus, il ne s'applique pas à certains groupes de population (nourrissons, enfants, femmes enceintes ou  allaitantes, pathologies, athlètes, personnes âgées, troubles hydriques...). C'est pourquoi, il est aujourd'hui recommandé d'y associer la mesure du tour de taille lorsqu'il se situe entre 25 et 35 kg/m2. Le tour de taille est un indicateur simple de l’obésité abdominale, qui est associée, indépendamment de l’IMC, au développement des complications métaboliques et vasculaires de l’obésité. Selon les normes européennes, le niveau de risque est élevé pour un tour de taille supérieur à 80 cm chez la femme et à 94 cm chez l’homme.

Ces outils permettent d'informer le patient sur son état de corpulence et sur les risques associés, et peuvent servir de base à la mise en place d’interventions diététiques.1

 

Référence : 1-HAS. Recommandation de bonne pratique. Surpoids et obésité de l’adulte : prise en charge médicale de premier recours. Septembre 2011

 

Arrêter de fumer fait-il grossir ? 

 

Bien que le tabac fasse environ 73 000 morts par an en France, ses adeptes, surtout de sexe féminin, hésitent parfois à arrêter de fumer, de peur de grossir.
 
Le fait de fumer a la réputation de freiner la prise de poids, en diminuant l’appétit et en stimulant le métabolisme basal. Pourtant, fumer ne fait pas maigrir et la prise de poids lors du sevrage est loin d’être systématique.
 
De fait, parmi ceux qui cessent de fumer :
  • 25 % maigrissent,
  • 50 % gardent un poids stable
  • 25 % grossissent. La moyenne de prise de poids n’est que de 2,8 kg pour les hommes et 3,8 kg pour les femmes.

Par contre, pour prévenir et limiter au maximum la prise de kilos, le sevrage tabagique ne doit pas être improvisé. Il doit se préparer avec une méthodologie stricte. Il importe notamment, avant l’arrêt du tabac, de faire une enquête alimentaire et de rééquilibrer l’alimentation.

 

Par ailleurs, il faudra, bien sûr, éviter de compenser en mangeant des bonbons ou autres sucreries. Si besoin, on fera appel aux chewing-gums ou bonbons sans sucre, voire aux gommes à la nicotine. Les risques inhérents au tabagisme sont tels qu’il n’y a guère à hésiter : se libérer du tabac est toujours une opération bénéfique.

Le sport fait-il maigrir ?

La perte calorique induite par la pratique sportive est plus modeste qu’on ne le croit habituellement et ne permet pas de perte de poids. De plus, la masse musculaire étant plus lourde que la masse grasse, on peut observer une prise de poids à partir d'une certaine intensité de pratique d'un sport.
 
Le sport de loisirs et l’activité physique sont néanmoins essentiels dans l’amincissement, car : 
  • ils préservent, voire augmentent la masse maigre,
  • ils majorent la masse musculaire, augmentent la dépense énergétique de repos et accroissent donc les dépenses quotidiennes, ce qui est essentiel surtout pour stabiliser son poids après un amaigrissement,
  • la masse grasse va fondre, utilisée comme carburant de l’effort après épuisement du stock de glycogène musculaire et hépatique,
  • l’hyperinsulinisme et l’insulinorésistance diminuent, voire disparaissent,
  • les paramètres lipidiques s’améliorent, avec notamment une augmentation du HDL-cholestérol,
  • la tension artérielle baisse et les risques cardiovasculaires diminuent.

 

Si la pratique d’une activité physique ne fait pas maigrir, elle permettra une meilleure stabilisation du poids après perte des kilos, une amélioration de la silhouette et de l'état de la peau et facilitera la perception du patient pour son nouveau corps.

 

Pour apporter un bénéfice santé, le sport de loisirs doit être pratiqué au moins 2 fois par semaine pendant un minimum de 40 minutes, sans souci de compétition. Le cyclisme, la natation, l’aviron, le jogging ou le roller sont conseillés.
Si la pratique d’un sport est bénéfique, il importe aussi de ne pas méconnaître les vertus incontestables de l’activité physique courante.
 

Je suis au régime, dois-je supprimer les féculents ? 

Être "au régime" pour maigrir, c’est certes éviter un excès d’apport calorique (supérieur aux dépenses), mais c’est surtout bien choisir ses aliments.
 
Pour le sujet sain, comme pour le diabétique, l’obèse ou la personne à risque cardio-vasculaire, l’apport énergétique quotidien doit être constitué de 15 % de protéines, 35 à 40 % de lipides et 45 à 50 % de glucides. 
 
Les études de consommation montrent qu’il existe en France des apports en lipides proches de 39 % (fourchette haute des recommandations 2010-2011), alors que les consommations de glucides et en particulier glucides complexes sont inférieures aux recommandations. 
 
Il est donc loin le temps où les nutritionnistes déconseillaient le pain, les pâtes ou les pommes de terre à ceux qui voulaient perdre du poids ! Aujourd’hui, on conseille de consommer des féculents à chaque repas, selon l'appétit, et de préférence des produits à base de céréales complètes. Il est possible de varier : pain, pommes de terre, pâtes, riz, autres  légumineuses et céréales ... 
 
L’accompagnement idéal d’un plat principal se fera par exemple à 50 % par des légumes et à 50 % avec des féculents. Ces conseils sont également valables pour ceux qui suivent un régime, parce qu’ils sont diabétiques ou atteints d’une affection cardio-vasculaire.
 

Comment lutter contre la sédentarité ? 

Sans forcément se mettre à faire du sport à outrance, la pratique d'une activité physique quotidienne, avec au moins 30 minutes de marche rapide, est essentielle pour lutter contre la sédentarité. Monter les escaliers, jardiner, sortir le chien, bricoler, repasser sont aussi d’excellentes activités physiques courantes. L’essentiel est de ne pas céder à la tentation d’utiliser la voiture pour la moindre course.
 
Chez les enfants et les adolescents, on veillera à réduire le temps passé devant la télévision, les jeux vidéo et à surfer sur Internet. D’autant que ces activités "contemplatives" s’accompagnent souvent de grignotage.
 
Quelques équivalences pour atteindre les "30 minutes d'activité physique" : 
  • 2 x 15 minutes de vélo pour aller travailler
  • 10 minutes de jardinage + 2 x 10 minutes de repassage
  • 15 minutes de gym + 2 x 10 minutes pour accompagner les enfants à l'école
  • 10 minutes de jogging + 2 x 10 minutes pour promener le chien.