Pathologies et nutrition

 

J'ai du cholestérol, quels aliments surveiller ?

L’équilibre alimentaire et l’activité physique sont essentiels pour améliorer la prise en charge de l'hypercholestérolémie. Pour optimiser l'alimentation, quelques mesures peuvent être prises :

 

  • Limiter la consommation de produits gras et/ou sucrés.

  • Consommer du poisson, sans oublier les poissons gras (sardine, thon, hareng, maquereau, saumon...) dont les graisses ont des effets protecteurs sur la santé.
  • Privilégier les produits laitiers riches en calcium : lait demi-écrémé, yaourts et fromage blanc à 20 % MG... Le fromage est riche en graisses, mais il est possible d'en consommer une fois par jour.
  • Limiter les graisses ajoutées (sauces grasses, mayonnaise, beurre, crème fraîche).
  • Privilégier les modes de cuisson sans ajout de gras : papillote, grillé, rôti, vapeur, limiter les fritures, et préférer les huiles végétales (colza, olive, tournesol, soja, noix), en les variant.
  • Préférer des morceaux de viande maigre : volaille, escalope de veau, filet de porc, bifteck, jambon blanc...
  • Limiter les plats riches en graisses animales : ragoût de mouton, chair à saucisse, charcuterie, gras de l’entrecôte.
  • Privilégier des aliments riches en fibres, comme les légumes, les céréales complètes ou les fruits, qui permettent de réduire l’absorption du cholestérol.
  • Ne pas supprimer les œufs, faciles à préparer et bon marché, en les cuisinant « léger ». En effet, l'excès de cholestérol dans le sang n’est pas lié à la consommation d’aliments contenant du cholestérol, mais à la consommation excessive de graisses.
  • Les produits contenant des phytostérols (margarine, yaourts) peuvent apporter une aide complémentaire, mais ne remplacent pas une bonne hygiène alimentaire. 1
     
 
Référence : 1-PNNS-Guide nutrition à partir de 55ans. 2006

Je suis malade cœliaque, où trouver des aliments sans gluten ? 

Le gluten est une protéine contenue dans la farine des céréales suivantes : Blé, Orge, Avoine, Seigle "BOAS". Sans oublier le froment, l’épeautre et le kamut qui sont des variétés de blé. Le gluten est responsable de la maladie cœliaque qui s’apparente plus à une intolérance qu’à une allergie. Cette intolérance est découverte chez les nourrissons quelques semaines après l’introduction des farines par l’apparition de symptômes tels que diarrhée chronique, hypotrophie, ballonnement abdominal, tristesse.

 

L’association Française des intolérants au gluten (afdiag) estime que la maladie coeliaque touche entre 0.7 et 2% de la population. Or, en France, seuls 150 000 patients (soit environ 0.2% de la population) seraient diagnostiqués. Plus grave, parmi ces malades avérés, à qui une éviction stricte et totale du gluten est prescrite, seule la moitié suit consciencieusement ce régime. Source : Médecine et Nutrition, volume 48 (2012), page 3 
 
Selon la législation actuelle, tous les ingrédients, y compris les substances allergènes, doivent être mentionnés sur l'étiquette des denrées alimentaires préemballées. Depuis 2011, les informations sur les substances allergènes doivent également accompagner les denrées alimentaires non emballées, notamment les plats proposés par les restaurants et les cantines.

 

Étiquetage pouvant suggérer la présence de gluten : farine, son, gliadine, blé, céréales, arôme, avoine, orge, triticale, amidon, seigle, couscous, gluténine, malt, semoule, bière, whiskey-bourbon…

Quelles sont les principales allergies alimentaires ?

Il faut distinguer les fausses allergies alimentaires liées à la libération d’histamine et les allergies alimentaires vraies où l’aliment contient un allergène qui déclenche une sécrétion d’anticorps (IgE).
Les aliments les plus fréquemment en cause dans l’allergie alimentaire vraie ne sont pas les mêmes chez l’enfant et chez l’adulte.

 

Ainsi, chez l’enfant, les 5 allergènes les plus fréquemment impliqués sont : les œufs (34 %),
l'arachide (25 %), le lait de vache (8 %), la morue et autres poissons (5 %), les noix diverses (3 %).
La fréquence de l’allergie à l’arachide est très préoccupante car elle a été multipliée par 8 entre 1985 et 1998. Elle est responsable de chocs anaphylactiques parfois mortels.

 

Chez l'adulte, les 5 allergènes les plus fréquemment impliqués sont :  
  • le latex - kiwi, banane, avocat, châtaigne (14 %)
  • les rosacées - abricot, cerise, pomme, poire, prune (13 %)
  • les ombellifères - carottes, aneth, céleri, fenouil (9,5 %)
  • les fruits secs oléagineux (9,5 %)
  • l'arachide (4,5 %).
Il existe de nombreuses allergies croisées entre les aliments, ainsi qu’avec les pollens et ce qui contient du latex.

Que manger pour améliorer mon transit intestinal ?

Quelques conseils :
  • Augmenter la ration de fibres dans l'alimentation. Les nutritionnistes et le Programme National Nutrition Santé recommandent de consommer plus de produits riches en fibres.  Les aliments apportant des fibres sont les fruits, les légumes, les aliments complets (pain, riz, pâtes, crakers), le son de blé, les légumineuses... Pour éviter les ballonnements désagréables dus à ces fibres, il faut en augmenter l’apport très progressivement, par exemple de 5 g tous les 15 jours pour atteindre un total d’environ 25-30 g. Chez les sujets souffrant de colon spasmodique, mieux vaut commencer par les fibres cuites.
  • Consommer des produits laitiers fermentés, de type yaourts, fromages et fromages blancs. 
  • Boire davantage : des selles trop sèches sont plus difficiles à expulser, il faut donc boire au minimum 2 litres de liquides par jour, voire plus en cas de forte chaleur ou d’activité sportive. Attention aux boissons riches en tanins (thé) dont l’effet astringent peut favoriser la constipation.

 

En plus de ces conseils alimentaires, il est indispensable de majorer son activité physique, car la sédentarité augmente la constipation. Il est donc souhaitable de contracter régulièrement ses abdominaux dans la journée, car une musculature tonique facilite l’exonération ; d’augmenter son activité physique (marche, escaliers), de pratiquer un sport tel que la natation.

Comment prévenir l'ostéoporose ?

Le risque pour une femme de 50 ans d’avoir un jour une fracture est de 17,5 % pour la hanche, 16 % pour le rachis et 16 % pour le poignet. Chez l’homme, ces chiffres sont respectivement de 6 %, 5 % et 2,5 %.

 

Sur 400 000 femmes ménopausées en France chaque année, 160 000 auront une fracture ostéoporotique.
La prévention nutritionnelle associe l’optimisation de la masse et de la densité osseuse par un apport correct de protéines (1g/kg de poids/jour) et de calcium. Cette démarche doit débuter dès l’enfance, être maximale à l’adolescence et être poursuivie chez les personnes âgées.
Ainsi, l’apport calcique sera de 1200 mg/j à l’adolescence, comme après 55 ans (cf fiche aliments riches en calcium).
Il sera également nécessaire de veiller à un apport suffisant en vitamine D (produits de la mer, produits laitiers et huiles enrichies en vitamine D, exposition au soleil), en magnésium qui améliore la réceptivité de l’os à la vitamine D et à la parathormone, en zinc nécessaire au maintien de la masse osseuse.
Il est essentiel en outre :
  • de consommer 5 fruits et légumes par jour, pour les apports en potassium, 
  • d’augmenter l’activité physique, qui peut contribuer à augmenter la masse osseuse,
  • d’éviter les excès d’alcool (inhibition des ostéoblastes) et de sel,
  • d’arrêter le tabagisme.