Sommaire

Un apport maximal tolérable de 100 µg d’équivalent de vitamine D par jour a été établi par l’EFSA pour les adultes (dont les femmes enceintes et allaitantes) et pour les adolescents de 11 à 17 ans. Les enfants de 1 à 10 ans se voient limités à 50 µg/jour, ceux de 7 à 11 mois, à 35 µg/jour et ceux de moins de 6 mois à 25 µg/jour.

Pour rappel, en 2012 l’EFSA avait fait passer l’apport maximal tolérable de 50 à 100 µg/jour pour les adultes et adolescents et de 25 à 50 µg/jour pour les enfants de 1 à 10 ans.

Pour fixer ces apports, le groupe scientifique de l’EFSA, mandaté par la Commission européenne, a mené des revues de littérature. Il s’agissait d’évaluer la biodisponibilité du calcitriol monohydraté (comparée à celle de la vitamine D3) par rapport aux concentrations sériques en 25(OH)D et de déterminer les effets nocifs des excès de vitamine D sur la santé, l’hypercalcémie/hypercalciurie persistante principalement, ainsi que les critères d’évaluation liés à la santé musculosquelettique (chutes, fractures osseuses, masse/densité osseuse).

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Les fruits et les vitamines.

Besoins en vitamines et minéraux de la population française

À l’issue de ce travail, le groupe propose un facteur de conversion de 2,5 pour les monohydrates de calcidiol. Ce facteur de conversion rend compte de sa plus grande efficacité à augmenter les concentrations de 25(OH)D dans le sérum par dose unitaire administrée par rapport au cholécalciférol (vitamine D3) pour des doses allant jusqu’à 10 µg/jour. L’hypercalciurie persistante qui précède l’hypercalcémie est choisie comme critère critique pour baser l’apport maximal tolérable pour la vitamine D. Rappelons qu’un taux trop élevé de calcium dans le sang entraîne la calcification de certains tissus et a des conséquences cardiologiques et rénales. Le niveau d’effet indésirable observé le plus faible a été identifié à 250 µg/jour à partir de deux essais contrôlés randomisés chez l’homme, auquel un facteur d’incertitude de 2,5 est appliqué.

Le groupe considère que les enfants et les adolescents en phase de formation et de croissance osseuse rapide ont une tolérance pour la vitamine D équivalente à celle des adultes. C’est pourquoi l’apport maximal tolérable de vitamine D des adolescents est équivalent à celui des adultes (100 µg/jour) et celui des enfants équivalent à la moitié (50 µg/jour), considérant leur petite taille corporelle.

Sur la base des données disponibles sur l’apport, l’avis de l’EFSA note qu’il semble peu probable que les populations européennes dépassent l’apport maximal tolérable, à l’exception des utilisateurs réguliers de compléments alimentaires contenant des doses élevées de vitamine D. Quant aux français, la majorité n’en consomme pas suffisamment, selon l’Anses (2022).

Source : Avis scientifique sur le niveau d’apport maximal tolérable en vitamine D, y   compris   la   dérivation d’un facteur de conversion pour le calcidiol monohydraté — EFSA 8 août 2023. https://www.efsa.europa.eu/fr/efsajournal/pub/8145 

C. Costa © Société Française de Nutrition. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Date de publication : 06/12/2023

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