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Les protéines suscitent un véritable engouement et sont devenues un argument commercial clé pour de nombreuses marques. Mais que pensent le grand public et les professionnels de santé des protéines ? Pour le savoir, une enquête Opinion Way a été réalisée pour Meatlab Charal et a exploré les connaissances, perceptions et bonnes pratiques autour des protéines auprès de 1000 français de plus de 18 ans et 150 professionnels de santé.

Une image positive mais partielle

Pour 83 % des Français, le mot protéine évoque spontanément la viande, suivie des bénéfices santé et du lien avec le sport. Ils sont 81 % à estimer qu’une alimentation riche en protéines est essentielle à la bonne santé (contre 75 % chez les moins de 35 ans). Les bénéfices les plus cités sont l’énergie (61 %) et le maintien musculaire (53 %). En revanche, seuls un tiers associent les protéines à la récupération après effort, à la satiété ou au renforcement immunitaire.

La viande reste la référence

Parmi les consommateurs de viande (557 sujets), 57 % estiment qu’elle est essentielle à leur équilibre nutritionnel. Pour l’ensemble des personnes interrogées (1001 Français), la viande rouge arrive en tête des aliments perçus comme les plus riches en protéines devant les œufs, la viande blanche, les légumineuses et les produits laitiers. Les substituts végétaux de viande (tofu, tempeh, steaks végétaux) ont une image plus mitigée par rapport aux protéines issues des produits bruts.

Les professionnels constatent des carences

Plus d’un professionnel de santé sur deux (54 %) dit observer une hausse des carences protéiques (l’enquête ne précise pas sur quels critères objectifs ils se basent). Les symptômes les plus fréquents seraient : la perte de masse musculaire (91 %), la fatigue chronique (69 %), un retard de cicatrisation (68 %), une fragilité immunitaire (59 %), et chez l’enfant, des troubles de la croissance (45 %). Face aux carences, 90 % des professionnels privilégient d’abord les aliments naturellement riches en protéines, qu’ils soient animaux ou végétaux. Cependant, 58 % prescrivent parfois des compléments nutritionnels oraux et 38 % des produits enrichis (on espère que ces prescriptions sont réservées aux patients dénutris). Un constat qui fait écho aux observations de Pascale Hébel (C-Ways) : « une partie des consommateurs a réduit sa consommation de viande pour des raisons budgétaires, malgré un fort attachement à cet aliment », rappelait-elle début 2025.
Les professionnels de santé insistent sur la personnalisation des apports protéiques : une augmentation chez les personnes âgées (81 %), une diversification entre sources animales et végétales (79 %), une adaptation à l’activité physique (64 %), une répartition sur les repas (61 %, jusqu’à 86 % chez les diététiciens). La majorité recommande 0,8 à 1 g de protéines par kilo de poids corporel par jour, et un tiers va jusqu’à 1,1 -1,5 g (c’est nettement au-dessus des apports recommandés même chez les personnes âgées). Les œufs et la viande sont les sources les plus citées. Si les consommateurs voient dans les produits enrichis et les poudres de protéines un moyen d’augmenter leur énergie ou de mieux récupérer après le sport (en particulier les sportifs), 60 % des professionnels jugent ces produits pas plus efficaces que les sources naturelles.

Source : Enquête OpinionWay pour MeatLab 2025. Les protéines. 2 octobre 2025. https://www.charal.fr/ cat-meatlab/nos-tables-rondes/

C. Costa

C. Costa © Société Française de Nutrition. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Date de publication : 14/01/2026

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