Nutrition générale

Consommation de poisson et maladies chroniques


L’étude de JK Virtnen a porté sur 40 230 hommes âgés de 40 à 75 ans, professionnels de santé faisant partie de la Health Professionnels Follow-Up Study (HPFS).

L’étude de JK Virtnen a porté sur 40 230 hommes âgés de 40 à 75 ans, professionnels de santé faisant partie de la Health Professionnels Follow-Up Study (HPFS).

Ont été éliminés de l’étude les sujets ayant déjà une pathologie coronarienne, des troubles du rythme cardiaque ou un cancer.

Ces hommes ont été suivis pendant 18 ans, avec un questionnaire annuel portant sur leur mode de vie et un questionnaire diététique tous les 4 ans.

Durant ces années sont survenues 9 715 affections chroniques majeures dont 3 639 accidents cardio-vasculaires (AC-V) et 4 690 cancers, ainsi que 1 386 décès pour d’autres causes.

 

Risque relatif de maladies chroniques en fonction de la consommation de poisson :

 

< 1 fois/mois

1-3 fois/mois

1 fois/semaine

2-4 fois/sem

> 4 fois/sem

p

Toutes causes

 

1

 

0,95

 

0,88

 

0,86

 

0,88

 

p = 0,02

 

A C-V

 

1

 

0,89

 

0,81

 

0,77

 

0,92

 

p = 0,52

 

Cancers

 

1

1,01

 

0,96

 

0,98

 

0,92

 

p = 0,36

 

 

Risque relatif de maladies chroniques en fonction de la consommation d’acides gras oméga 3 

 

< 0,05 g/j

0,05 à < 0,2 g/j

0,2 à < 0,4 g/j

0,4 à < 0,6 g/j

6 g/j ou +

p

Toutes causes

 

1

 

0,98

 

0,90

 

0,86

 

0,95

 

p = 0,03

 

A C-V

 

1

 

0,95

 

0,85

 

0,81

 

0,97

 

p = 0,46

 

Cancers

 

1

 

1,03

 

0,98

 

0,93

 

1,00

 

p = 0,32

 

 

Que peut-on conclure ? Après ajustement multivarié, on constate :

  • que la consommation de poisson ne favorise pas la survenue de maladies chroniques graves.
  • que par rapport à une consommation moyenne de poisson inférieure à une fois par semaine, en manger 1 fois ou 2-4 fois par semaine entraîne une diminution du risque cardio-vasculaire d’environ 15 %. Ce résultat n’est pas modifié par l’importance de l’apport en AG oméga 6.
  • par contre, ni la consommation de poisson, ni celle d’oméga 3 n’a un effet protecteur contre les cancers.

 

Le conseil du PNNS de manger du poisson 2 fois par semaine semble donc bien fondé pour diminuer le risque cardiovasculaire.

 

JK Virtanen Fish consumption and risk of major chronic disease in men. Amer J Clin Nur 2008; 88: 1618-25

 

Date de publication: 10/12/2012